Dans les loges dâun plateau tĂ©lĂ© encore vide, une chemise est suspendue Ă un portant, un micro repose sur une table et, dans un coin, un tĂ©lĂ©phone affiche une sĂ©rie de notifications silencieuses. Parmi elles, un message vocal interminable, laissĂ© la veille par un adolescent de quatorze ans. Ce fils-lĂ nâapparaĂźt presque jamais sur les camĂ©ras de son pĂšre, mais sa voix, elle, habite les coulisses. Ce contraste entre un pĂšre surexposĂ© et un garçon qui choisit lâombre rĂ©sume dĂ©jĂ ce que raconte le nom Adrien Fam : la tension contemporaine entre notoriĂ©tĂ© et protection, parentĂ© cĂ©lĂšbre et enfance prĂ©servĂ©e.
Ă travers lui, câest une famille entiĂšre qui se dessine, avec ses rĂšgles, ses silences, ses tendresses cryptĂ©es dans quelques anecdotes. La gĂ©nĂ©alogie nâest plus seulement une affaire de dates et de branches sur un arbre, mais une mise en scĂšne subtile de ce que lâon montre et de ce que lâon garde pour soi, dans une Ă©poque oĂč chaque photo peut devenir virale. Le fait quâAdrien soit le benjamin, lâunique garçon dâune fratrie composĂ©e dâaĂźnĂ©es dĂ©jĂ plus visibles, ajoute une couche symbolique Ă ce lien familial Ă©troit et pourtant si soigneusement protĂ©gĂ©. Autour de lui, les membres du clan avancent comme une petite Ă©quipe soudĂ©e, nĂ©gociant en permanence entre hĂ©ritage public et intimitĂ©.
En bref đ
- đŠ Adrien Fam est le fils cadet et unique garçon de lâanimateur Nagui et de lâactrice MĂ©lanie Page, nĂ© en 2012.
- đšâđ©âđ§âđ§ Il grandit au cĆur dâune famille recomposĂ©e de quatre enfants, oĂč la discrĂ©tion mĂ©diatique est une rĂšgle assumĂ©e.
- đ” Son absence des rĂ©seaux sociaux illustre une nouvelle façon de gĂ©rer la parentĂ© cĂ©lĂšbre Ă lâĂšre numĂ©rique.
- đš Son nom circule pourtant dans certains cercles crĂ©atifs, entre design, musique et technologie, comme un Ă©cho discret mais persistant.
- đ§Ź LâhĂ©ritage de Nagui et de MĂ©lanie Page ne se rĂ©duit pas Ă la cĂ©lĂ©britĂ© : il sâincarne aussi dans une Ă©ducation exigeante, centrĂ©e sur la protection des plus jeunes.
Adrien Fam, fils de Nagui : portrait dâun hĂ©ritier discret au milieu du vacarme mĂ©diatique
Dans les biographies officielles, les secondes lignes racontent souvent plus que les premiĂšres. Sur celle de Nagui, figure centrale du divertissement français, la ligne qui mentionne Adrien nâest jamais longue, mais elle accroche toujours le regard : « pĂšre de quatre enfants dont un fils, nĂ© en 2012 ». Le garçon existe ainsi dâabord comme un point de suspension, un prĂ©nom qui surgit entre deux Ă©missions, deux tournages, deux blagues en direct.
Ce statut de cadet, au sein dâune famille oĂč les femmes occupent dĂ©jĂ beaucoup dâespace â Nina, Roxane, Annabel â le place dans une posture presque chorale. Il nâest pas la vedette principale, mais la note inattendue qui complĂšte lâaccord. La parentĂ© ici ne se lit pas seulement dans les traits du visage, mais dans la maniĂšre dont les adultes organisent la lumiĂšre autour de lui, en refusant obstinĂ©ment de lây plonger entiĂšrement.
Les rares fois oĂč son nom traverse lâĂ©cran, câest par la voix de son pĂšre. Une plaisanterie rĂ©currente sur ces « vocaux qui durent trois plombes », ces messages audio envoyĂ©s par Adrien qui semblent ignorer le rythme compressĂ© des conversations numĂ©riques. Dans un monde oĂč les ados prĂ©fĂšrent les vidĂ©os de quinze secondes, ce fils-lĂ aurait donc le chic de raconter, longuement, minutieusement, comme si le lien se tissait mieux dans la parole Ă©tirĂ©e que dans la punchline. Ce dĂ©tail prĂȘtĂ© par Nagui ressemble Ă une mĂšche de cheveux qui dĂ©passe de la coiffure lisse de la communication familiale, rĂ©vĂ©lant une personnalitĂ© dĂ©jĂ singuliĂšre.
Ce qui frappe, câest ce mĂ©lange inhabituel entre ultra-contemporanĂ©itĂ© et protection presque ancienne. Lâenfant est nĂ© en 2012, dans une Ă©poque saturĂ©e dâĂ©crans, mais son image nâa pas envahi les fils dâactualitĂ©. Il appartient Ă une gĂ©nĂ©ration qui grandit avec TikTok, mais ses parents ont verrouillĂ© la porte des comptes publics. Le lien familial se construit ainsi hors du regard constant de la foule, comme on construirait une cabane dans un jardin auquel personne nâa lâadresse.
Dans ce contexte, la notion dâhĂ©ritage prend une coloration particuliĂšre. Adrien nâhĂ©rite pas seulement dâun nom et dâun patrimoine culturel ancrĂ© dans les grandes Ă©missions de la tĂ©lĂ©vision française. Il hĂ©rite aussi dâune façon dâhabiter la cĂ©lĂ©britĂ© en bordure, de la frĂŽler sans y tomber, de dialoguer avec un pĂšre ultra-mĂ©diatisĂ© sans devenir son figurant permanent. Cette tension entre centre et pĂ©riphĂ©rie donne Ă son parcours une dimension presque narrative, comme si chaque silence devenait un chapitre Ă part entiĂšre.
Ce portrait ne se limite donc pas au clichĂ© du « fils de ». Il rĂ©vĂšle un adolescent qui construit lentement sa place dans lâarbre de gĂ©nĂ©alogie le plus scrutĂ© du PAF, sans cĂ©der Ă la tentation de capitaliser immĂ©diatement sur ce privilĂšge. Dans un paysage oĂč tant dâenfants de cĂ©lĂ©britĂ©s transforment le moindre repas en contenu, son absence tient presque du manifeste discret.

Famille FamâPage : une gĂ©nĂ©alogie contemporaine entre visibilitĂ© et retrait
La famille dâAdrien ressemble Ă ces arbres gĂ©nĂ©alogiques quâon redessine plusieurs fois, en changeant lĂ©gĂšrement la couleur des branches recomposĂ©es. Dâun cĂŽtĂ©, il y a lâhistoire avec Marine Vignes, dont est nĂ©e Nina, dĂ©sormais adulte. De lâautre, lâunion avec MĂ©lanie Page, actrice australienne installĂ©e en France, avec qui Nagui a construit un foyer de trois enfants : Roxane, Annabel et ce fils, Adrien, qui ferme la marche tout en redistribuant les rĂŽles de chacun.
Ce nâest pas simplement une addition de prĂ©noms. Câest un agencement, une chorĂ©graphie intime. Dans cette maison-lĂ , les membres avancent avec la conscience aiguĂ« dâĂȘtre observĂ©s de loin, parfois mĂȘme Ă©tudiĂ©s comme un cas dâĂ©cole de la parentĂ© mĂ©diatique rĂ©ussie. La question nâest pas seulement : « combien dâenfants a Nagui ? », mais plutĂŽt : « comment ces enfants vivent-ils un pĂšre qui appartient autant au salon des tĂ©lĂ©spectateurs quâau leur ? ».
La rĂ©ponse passe par un contrĂŽle assumĂ©. LâaccĂšs aux rĂ©seaux sociaux est limitĂ©, presque ritualisĂ©, comme ces miroirs quâon recouvre aprĂšs la tombĂ©e de la nuit pour que lâimage ne prenne pas toute la place. MĂ©lanie Page lâa dit Ă plusieurs reprises : lâouverture dâun compte public nâest pas un rite de passage automatique, mais un choix diffĂ©rĂ©, rĂ©servĂ© Ă un Ăąge oĂč lâon sait un peu mieux qui on est. Dans cette logique, Adrien grandit avec lâidĂ©e que lâexposition nâest pas un dĂ», mais une dĂ©cision, que lâombre peut ĂȘtre un luxe et non une punition.
Ce positionnement familial se lit jusque dans les dĂ©tails du quotidien. Lorsque Nagui Ă©voque sa fratrie, il insiste plus sur les rĂšgles, sur lâĂ©cole, sur les limites temporelles des Ă©crans que sur les anecdotes spectaculaires. Les salons de coiffure, les studios, les plateaux deviennent presque des territoires sĂ©parĂ©s du foyer, comme si lâon dĂ©limitait clairement les zones oĂč le personnage public a le droit dâexister et celles oĂč seul le pĂšre a accĂšs.
Cette organisation nâefface pas pour autant la question de lâhĂ©ritage. Elle la dĂ©place. LâhĂ©ritage ne se rĂ©duit plus Ă lâĂ©ventuelle transmission dâune carriĂšre mĂ©diatique, mais Ă une maniĂšre dâĂȘtre au monde, de tracer des frontiĂšres. Dans dix ans, quand Adrien choisira peut-ĂȘtre dâapparaĂźtre davantage, câest cette culture du recul, apprise dans le cercle restreint des siens, qui pourrait diffĂ©rencier sa trajectoire de celle dâautres enfants de stars.
Au fond, cette famille compose une gĂ©nĂ©alogie qui parle de lâĂ©poque autant que des individus. Le mĂ©tissage culturel de Nagui, ses origines franco-Ă©gyptiennes, la carriĂšre franco-australienne de MĂ©lanie, la maison qui rassemble ces fils multiples dessinent un paysage familial oĂč lâidentitĂ© se conjugue en plusieurs langues. Adrien, au centre de ce croisement, incarne la gĂ©nĂ©ration qui hĂ©rite non seulement de noms et de mĂ©tiers, mais aussi dâune cartographie intime faite de pays, de chaĂźnes de tĂ©lĂ©, de langues maternelles et dâaccents.
Dans un pays obsĂ©dĂ© par les arbres gĂ©nĂ©alogiques des people, cette famille propose une autre lecture : lâimportant nâest pas tant de savoir qui est reliĂ© Ă qui, que de comprendre comment chacun gĂšre cette connexion sous la loupe permanente du public.
Tableau rĂ©capitulatif : la constellation familiale dâAdrien Fam â
Ce tableau esquisse la place dâAdrien au sein de sa constellation familiale, en soulignant les nuances de son environnement.
| ĂlĂ©ment đ | DĂ©tail sur la famille et la parentĂ© đšâđ©âđ§âđŠ |
|---|---|
| Nom complet | Adrien Fam |
| AnnĂ©e de naissance | 2012, gĂ©nĂ©ration post-rĂ©seaux sociaux đ± |
| Parents | Nagui (animateur) & MĂ©lanie Page (actrice) đ |
| Fratrie | Nina, Roxane, Annabel, puis Adrien, benjamin et unique garçon đŠ |
| Vie mĂ©diatique | Exposition minimale, protection forte de la vie privĂ©e đ |
| Anecdote connue | Envoie de trĂšs longs messages vocaux, racontĂ© par Nagui avec humour đïž |
Au-delĂ des informations factuelles, ce tableau raconte surtout un choix : celui dâun lien familial conçu comme une zone de retrait mesurĂ©, dans une sociĂ©tĂ© qui transforme chaque dĂ©tail intime en spectacle potentiel.
Pourquoi Adrien Fam intrigue autant : lâinfluence par lâabsence
Certains prĂ©noms saturent les fils dâactualitĂ©, dâautres y apparaissent par intermittence, comme un clin dâĆil Ă©garĂ© dans un montage trop chargĂ©. Le cas Adrien Fam appartient clairement Ă la deuxiĂšme catĂ©gorie. Son nom surgit dans les recherches Google, dans des titres dâarticles, dans les confidences Ă la radio, alors que lui-mĂȘme reste presque entiĂšrement hors-champ. Ce paradoxe crĂ©e une forme dâaura involontaire, une notoriĂ©tĂ© façonnĂ©e non par le trop-plein, mais par le manque.
Ce phĂ©nomĂšne pourrait se rĂ©sumer en une expression : « influence par lâabsence ». Dans la grammaire des cĂ©lĂ©britĂ©s, Adrien occupe la place du personnage mentionnĂ©, jamais surexposĂ©, dont chaque petite information devient un indice, presque un spoiler sur un futur possible. Le public devine une personnalitĂ© « authentique », forcĂ©ment plus sincĂšre puisquâelle nâa pas de flux quotidien de stories Ă alimenter. Les forums sâalimentent de ces rares miettes narratives : lâĂąge, la place de benjamin, la relation forte avec le pĂšre, lâenfance prĂ©servĂ©e.
Cette curiositĂ© se nourrit aussi dâune autre tension : celle entre lâhĂ©ritage familial et le dĂ©sir dâindĂ©pendance. Comment grandir dans une maison hantĂ©e par la notoriĂ©tĂ©, oĂč un prĂ©nom suffit Ă dĂ©clencher des rĂ©actions dans la rue, sans devenir lâextension de cette cĂ©lĂ©britĂ© ? Chaque silence dâAdrien, chaque refus de sâexposer, peut ĂȘtre lu comme un geste de construction identitaire. Ne rien montrer, dans son cas, revient presque Ă dire : « ce qui compte pour moi ne se trouve pas encore lĂ oĂč vous regardez ».
Les rumeurs de collaborations artistiques, souvent Ă©voquĂ©es du bout des lĂšvres, renforcent ce rĂ©cit. On parle dâun intĂ©rĂȘt pour le design, la musique, la technologie, comme si la chambre dâAdrien ressemblait davantage Ă un petit studio de crĂ©ation quâĂ un simple lieu de repos. Rien de spectaculaire, mais la simple association de ces domaines dessine un profil de crĂ©ateur transversal, typique de la gĂ©nĂ©ration qui bricole des projets hybrides entre logiciels de son, graphisme et culture web.
Ce flou entretenu dit quelque chose de notre maniĂšre de consommer les histoires de famille. Une partie du public regarde Adrien comme un scĂ©nario en attente, un personnage secondaire qui pourrait passer au premier plan dans quelques annĂ©es. Une autre y voit un contre-modĂšle face Ă lâexposition prĂ©coce dâautres enfants de stars, pris trĂšs tĂŽt dans la logique du contenu permanent. Dans les deux cas, la mĂȘme conclusion flottante : ce garçon-lĂ semble avoir compris, ou du moins expĂ©rimentĂ©, quâon peut exister fortement dans lâimaginaire collectif sans ĂȘtre constamment prĂ©sent dans ses Ă©crans.
Au final, son influence ne se mesure pas en abonnĂ©s ou en vues, mais en questions suscitĂ©es. Ce nâest pas un compteur numĂ©rique, mais un baromĂštre de curiositĂ© qui grimpe chaque fois que le pĂšre prononce son prĂ©nom devant les camĂ©ras.
Ce qui attire lâattention autour dâAdrien Fam đ
Les raisons de cet intĂ©rĂȘt forment une sorte de constellation narrative, oĂč chaque point Ă©claire un angle diffĂ©rent de sa parentĂ© et de sa trajectoire.
- đ Un hĂ©ritage mĂ©diatique puissant : ĂȘtre le seul fils dâun animateur iconique ancre son prĂ©nom au cĆur de la culture populaire.
- đ¶ïž Une discrĂ©tion radicale : lâabsence dâimages publiques en fait presque une figure conceptuelle, davantage imaginĂ©e que vue.
- đ§ Une communication Ă sa maniĂšre : ces fameux messages vocaux trop longs sâopposent Ă la culture du zapping et suggĂšrent un rapport plus profond Ă la parole.
- đ§© Des centres dâintĂ©rĂȘt crĂ©atifs : lâassociation rĂ©currente Ă des univers comme la musique ou le design laisse penser Ă une future trajectoire artistique.
- đĄïž Une famille qui protĂšge : la stratĂ©gie parentale de retrait volontaire nourrit les dĂ©bats sur la maniĂšre dont les membres cĂ©lĂšbres dâune mĂȘme famille gĂšrent la nouvelle visibilitĂ© numĂ©rique.
Adrien est ainsi pris dans un jeu de miroirs oĂč chaque reflet partiel nourrit davantage la curiositĂ© que ne le ferait un flux ininterrompu dâimages.
Le regard du public et des médias : quand la famille devient un laboratoire social
Dans le traitement rĂ©servĂ© Ă Adrien Fam, les mĂ©dias français se retrouvent face Ă un cas qui les oblige Ă ralentir. Lâabsence dâInstagram officiel, les rares photos floues, lâangle protecteur choisi par les parents contraignent les rĂ©dactions Ă un exercice inhabituel : parler dâun adolescent sans lâexhiber. Les articles se construisent alors autour dâindices, dâanecdotes, dâanalyses sur la famille, plutĂŽt quâautour de la moindre nouvelle photo de vacances.
Ce dĂ©placement rĂ©vĂšle une chose : le public ne se contente plus de consommer la vie privĂ©e des cĂ©lĂ©britĂ©s, il scrute aussi la façon dont ces cĂ©lĂ©britĂ©s organisent la vie de leurs enfants. Dans les dĂ©bats autour dâAdrien, les commentaires oscillent entre admiration pour la rigueur de la parentĂ© et interrogation sur la duretĂ© possible de ces rĂšgles. Certains saluent le refus dâouvrir prĂ©cocement des comptes, dâautres y voient un dĂ©calage avec la sociabilitĂ© numĂ©rique normale de sa gĂ©nĂ©ration.
Ce qui se joue ici dĂ©passe largement le cas dâune seule fratrie. La famille FamâPage devient un laboratoire miniature pour observer la mutation des normes Ă©ducatives Ă lâĂšre des plateformes. Faut-il accepter que la construction de soi passe nĂ©cessairement par une version publique de son intimitĂ©, ou peut-on fabriquer un autre modĂšle, oĂč le lien familial reste le principal miroir identitaire jusquâĂ un certain Ăąge ? En maintenant Adrien dans un pĂ©rimĂštre plus clos, ses parents rĂ©pondent, Ă leur maniĂšre, en misant sur la deuxiĂšme option.
Pour le public, habituĂ© aux rĂ©cits spectaculaires, cette sobriĂ©tĂ© crĂ©e presque un vide sĂ©duisant. On ne peut ni le juger sur des posts, ni le ranger dans la galerie des influenceurs adolescents qui monĂ©tisent leur quotidien. On peut seulement observer la maniĂšre dont ce vide est habitĂ© par le rĂ©cit paternel, par quelques lignes dans la presse, par le bruissement de collaborations peu documentĂ©es. Cette distance oblige Ă considĂ©rer Adrien non pas comme un produit dĂ©rivĂ© de la cĂ©lĂ©britĂ© de son pĂšre, mais comme la promesse dâun futur inconnu.
Dans ce jeu, les mĂ©dias jouent souvent la carte du portrait « discret mais intriguant ». Les titres construisent un personnage en nĂ©gatif : « qui est-il vraiment ? », « ce que lâon sait de sa vie », « le fils mĂ©connu ». La rhĂ©torique du mystĂšre fonctionne Ă plein, rĂ©vĂ©lant Ă quel point, en 2026, lâabsence dâimages peut devenir un matĂ©riau narratif aussi puissant que la surexposition.
Ce regard collectif, entre bienveillance et curiositĂ©, fait de la famille FamâPage un cas emblĂ©matique dâhĂ©ritage gĂ©rĂ© avec prudence dans un environnement mĂ©diatique souvent vorace. Et rappelle, au passage, que la gĂ©nĂ©alogie des cĂ©lĂ©britĂ©s françaises ne se lit pas uniquement en termes de dynasties professionnelles, mais aussi en termes de stratĂ©gies de protection.
Et aprÚs ? Adrien Fam face à son propre héritage
Ă quatorze ans, une vie se situe encore du cĂŽtĂ© des possibles plutĂŽt que des bilans. Adrien occupe prĂ©cisĂ©ment cette zone dâattente oĂč se croisent les projections des adultes, les espoirs silencieux de la famille et les dĂ©sirs encore flous dâun adolescent qui regarde probablement plus souvent ses playlists que sa future fiche WikipĂ©dia. Pourtant, son parcours, tel quâil se dessine par fragments, raconte dĂ©jĂ quelque chose sur la maniĂšre dont une gĂ©nĂ©ration entiĂšre pourrait aborder la question de lâhĂ©ritage.
Le sien ne sera sans doute pas uniquement celui dâun « fils de ». Il hĂ©rite dâun pĂšre qui a donnĂ© un visage Ă la tĂ©lĂ©vision populaire pendant plusieurs dĂ©cennies, et dâune mĂšre qui incarne un certain cosmopolitisme artistique. Il hĂ©rite aussi dâune fratrie qui lâentoure comme un cordon protecteur, de grandes sĆurs qui filtrent, traduisent, commentent probablement pour lui certaines pressions du monde extĂ©rieur. Dans ce tissage, sa singularitĂ© viendra de la façon dont il dĂ©cidera un jour de dĂ©placer ou de prolonger ces lignes.
Les scĂ©narios restent multiples. Peut-ĂȘtre suivra-t-il la voie artistique, en glissant des coulisses Ă la scĂšne, non pas sur un plateau tĂ©lĂ© mais dans les marges dâun label indĂ©pendant, dâun studio de design, dâune start-up crĂ©ative. Peut-ĂȘtre choisira-t-il une trajectoire moins exposĂ©e, fidĂšle Ă cette premiĂšre partie de vie passĂ©e dans un certain retrait. Quelle que soit lâoption, le cadre posĂ© par sa parentĂ© cĂ©lĂšbre mais protectrice fonctionnera comme un socle : la conscience aiguĂ« des risques de lâexposition, lâexpĂ©rience indirecte du regard public, la connaissance intime des frontiĂšres Ă ne pas franchir trop vite.
Dans cette perspective, la question la plus intĂ©ressante nâest pas de savoir quand il apparaĂźtra, mais comment il racontera ce quâil aura observĂ© en coulisses. Les membres de sa famille lui ont offert, sans toujours le dire, un poste dâobservation privilĂ©giĂ© sur la tension entre vie publique et vie privĂ©e. Un jour, si Adrien choisit de prendre la parole, cette expĂ©rience constituera un capital bien plus prĂ©cieux quâun simple nombre dâabonnĂ©s.
Son histoire rappelle enfin que la gĂ©nĂ©alogie ne dessine pas un destin, mais un paysage. Dans ce paysage, un adolescent franco-Ă©gyptien par son pĂšre, franco-australien par sa mĂšre, français par sa langue quotidienne, Ă©volue avec une conscience aiguĂ« des regards posĂ©s sur lui et du pouvoir de dire non. Ce refus, Ă son Ăąge, est dĂ©jĂ un geste dâauteur.
Et si, au fond, le vĂ©ritable legs de cette famille nâĂ©tait pas la cĂ©lĂ©britĂ© de Nagui, mais cette capacitĂ© transmise Ă Adrien : celle dâhabiter une lumiĂšre quâon peut allumer ou Ă©teindre, au lieu de la subir en permanence.
Quel Ăąge a Adrien Fam en 2026 ?
Adrien est nĂ© en 2012, il a donc environ 14 ans en 2026. Il reste toutefois trĂšs peu prĂ©sent dans lâespace public, son Ăąge nâĂ©tant mentionnĂ© quâĂ travers quelques confidences de ses parents.
Combien dâenfants compte la famille de Nagui et quelle est la place dâAdrien ?
Nagui a quatre enfants : Nina, issue dâune prĂ©cĂ©dente relation, puis Roxane, Annabel et Adrien avec MĂ©lanie Page. Adrien occupe une place particuliĂšre, Ă la fois benjamin de la fratrie et unique garçon, ce qui renforce lâattention portĂ©e Ă son parcours.
Pourquoi le nom dâAdrien Fam suscite-t-il autant de curiositĂ© ?
Sa singularitĂ© vient du contraste entre un hĂ©ritage mĂ©diatique trĂšs fort et une exposition extrĂȘmement limitĂ©e. Fils dâun animateur emblĂ©matique, il choisit pour lâinstant la discrĂ©tion, ce qui alimente lâintĂ©rĂȘt du public et des mĂ©dias sans quâil soit pour autant omniprĂ©sent.
Adrien Fam est-il présent sur les réseaux sociaux ?
Son image publique reste trÚs contrÎlée. Ses parents veillent à limiter son usage des réseaux sociaux, privilégiant une construction identitaire loin de la pression des plateformes. Aucune présence officielle ou publique durable ne lui est associée à ce jour.
Quelle anecdote révÚle la relation entre Nagui et son fils Adrien ?
Nagui raconte souvent, avec humour, quâAdrien lui envoie de longs messages vocaux, bien loin des Ă©changes ultra-rapides habituellement adoptĂ©s par les adolescents. Ce dĂ©tail dit quelque chose de leur complicitĂ©, mais aussi dâun rapport plus posĂ© Ă la communication au sein de la famille.
Signé Manuel Vasquez
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