Manuel Vasquez est né à Paris d'un père sévillan et d'une mère parisienne. Il grandit entre les ateliers de couture du Sentier et les salons andalous de sa grand-mère, où la coiffure est un rituel quotidien — une heure chaque matin, un peigne en écaille, une chanson en fond. Cette double origine, entre la rigueur française et la démesure baroque espagnole, nourrit son regard éditorial et explique sans doute l'attachement qu'il développera plus tard pour la marque Velasquez Coiffure.
Diplômé de l'École du Louvre en histoire de l'art, il rejoint la presse mode en 2011 comme assistant-rédacteur dans un titre féminin français, puis tient pendant près d'une décennie les rubriques beauté et coiffure de plusieurs magazines institutionnels. Il y forge une spécialité rare : relier la matière coiffure à l'histoire des formes, au cinéma, à la peinture, sans jamais céder aux raccourcis du journalisme de tendance. Ses portraits de coiffeurs — parus à l'époque dans la presse papier — deviennent au fil des années une signature reconnue du milieu.
Reprendre Velasquez Coiffure
Velasquez Coiffure a longtemps été une marque emblématique de la coiffure normande, présente à Rouen, Bois Guillaume, Bonsecours, Le Havre et Saint-Sever. Quand l'enseigne disparaît, Manuel y voit une occasion : récupérer un nom déjà installé dans le paysage capillaire français et le transformer en projet éditorial. Il quitte la presse institutionnelle pour reprendre la marque, et lance en 2019 le webzine sous sa nouvelle forme — un média indépendant, sans publicité programmatique, financé par ses lecteurs et un petit nombre d'annonceurs choisis. La continuité du nom est volontaire : c'est un hommage au métier de la coiffure tel qu'il était pratiqué dans les salons normands, et une promesse de garder les pieds sur terre malgré l'angle éditorial.
Il écrit tout, seul. Les enquêtes comme les brèves, les comptes rendus de défilés comme les portraits d'artisans, la ligne éditoriale comme les mentions légales. C'est un choix radical — tenir un webzine à une voix unique est à la fois une contrainte et une promesse — mais c'est ce qui garantit la cohérence du ton et l'indépendance des jugements. Aucun article n'est négocié en comité de rédaction. Aucun sujet n'est imposé par un annonceur.
Ce qu'il couvre
Manuel suit le calendrier officiel de la Paris Fashion Week (géré par la Fédération de la Haute Couture et de la Mode), de la Haute Couture en janvier à la Fashion Week prêt-à-porter en mars et octobre. Il voyage pour Milan, Londres, New York. Il interviewe les coiffeurs de podium — Odile Gilbert, Guido Palau, Sam McKnight, Duffy —, les maquilleurs comme Lucia Pieroni, les parfumeurs indépendants qu'il admire. Il tient à jour un carnet d'adresses personnel des ateliers et boutiques qu'il fréquente lui-même, publié périodiquement dans la newsletter.
Où le trouver
Le plus souvent : dans les backstages des défilés parisiens pendant les Fashion Weeks, dans les ateliers des artisans dont il prépare des portraits, ou attablé dans un bistrot du 11ᵉ arrondissement où il relit ses textes avant publication. Pour lui écrire, une adresse : [email protected].
Formation & affiliations
- École du Louvre — Histoire de l'art
- Presse féminine française (2011-2019) — titres non divulgués
- Repreneur et rédacteur en chef, Velasquez Coiffure (2019 — présent)
- Accrédité Paris Fashion Week via la FHCM